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- Andrew R. Bailey (2009). Zombies and Epiphenomenalism. Dialogue 48 (01):129-.RÉSUMÉ: Cette étude examine la relation entre la demande que les zombies sont logiquement/métaphysiquement possible et de la position que la conscience phénoménal est epiphenomenal. Il est souvent présumé que la première entraîne ce dernier, et que, par conséquent, toute implausibility dans la notion de conscience epiphenomenalism remet en question la possibilité réelle de zombies. Quatre façons dont les zombist pourrait répondre sont examinées, et je soutiens que les deux les plus fréquemment rencontrés sont insuffisantes, mais les autres—dont l’un est rarement formulés et l’autre nouveaux—sont plus persuasif. Le résultat, cependant, est que le zombist pourraient en effet être confronté à un engagement indésirables à l’epiphenomenalism de conscience.
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Le concept du possible a pris récemment dans les sciences de la vie une place plus importante, en raison de réflexions nouvelles sur l'évolution biologique ainsi que du développement très important des biotechnologies. On souhaite ici explorer l'idée que les choses contingentes, celles qui pourraient être un peu différentes, sont modifiables. La contingence de l'évolution biologique a souvent été notée, et définie en des sens notoirement différents. Certains biologistes ont fait usage du conditionnel contrefactuel, en définissant la contingence par l'idée que le monde existant aurait pu ne pas être. Si la contingence est définie comme l'opposé contradictoire du nécessaire et donc vue d'une manière unilatérale comme possibilité de ne pas être plutôt que comme possibilité d'être ou de ne pas être, il devient inévitable que les critiques des philosophies nécessitaristes (en biologie comme ailleurs) insistent sur des évolutions qui ne se sont pas produites, et fassent usage du conditionnel contrefactuel dans leur démonstration de la contingence. Le risque est alors de substituer à une métaphysique nécessitariste une métaphysique opposée. D'autres explications du cours réel de l'évolution biologique (et en particulier de ses grandes « decimations ») sont pourtant scientifiquement possibles. La contingence peut être également définie, d'une manière plus réaliste, comme variation, à savoir qu'il n'y a aucune impossibilité à ce que les choses existantes soient un peu différentes. On souhaite à cet égard donner des illustrations biologiques de la proximité, souvent notée par les philosophes, entre possible et réel. Le « bricolage biotechnologique » se fonde sur l'utilisation de procédés et d'outils directement issus de l'évolution biologique. Il répète certaines des opérations du « bricolage évolutif ». Les biotechnologies les plus récentes peuvent être décrites comme une « évolution dirigée ». Les possibilités de variations sur les thèmes fondamentaux de l'évolution biologique sont encore mal évaluées, et sont sans doute beaucoup plus grandes qu'il n'avait été imaginé, ce qui permettra vraisemblablement de contourner certaines difficultés rencontrées dans la mise en œuvre, en particulier, des biotechnologies médicales.
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« Les pensées sans intuition sont vides ; les intuitions sans concepts sont aveugles. » Tout le « kantisme analytique » tourne autour de cette formule kantienne et de l'interprétation qu'il essaie d'en donner. Sellars soutient que l'intuition ne peut être une connaissance à elle toute seule. McDowell pense même que l'intuition en tant que telle ne joue aucun rôle dans la pensée – c'est-à-dire qu'il croit que le contenu de l'intuition est encore conceptuel. Nous examinerons ces théories dans leur rapport à Kant, qu'elles discutent et critiquent, et nous essaierons de comprendre pourquoi il y a une « tentation kantienne » en philosophie analytique, en la faisant remonter à l'œuvre fondatrice de Frege.
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L’histoire du texte des Régles pour la Direction de l’Esprit (Regulae) de Descartes est un peu singulière: non publié du vivant de Descartes, il n’a paru qu’en 1701, dans les Opera Posthuma d’Amsterdam. De façon plus significative, et contrairement aux autres traités cartésiens perdus, ce texte secret n’est jamais explicitement evoqué par Descartes, fût-ce au détour d’une correspondance. Par leur étroite dépendance vis à vis des mathématiques, les Regulae sont cependant un texte majeur, constitutives de la pensée de leur auteur dans ses années de jeunesse (1619-1628), et par là de toute la philosophie moderne. Descartes avait jugé le texte suffisamment important pour I’emmener à Stockholm, où il a été découvert apres sa mort, dans ses papiers.Entre les mathématiques et les Regulae, ce texte “éclatant et obscur” (J.P. Weber), il est ces trois types principaux de rapports croisés que nous tâcherons d’analyser: historiquement d’abord, quelles furent la formation et I’expérience mathématique du jeune Descartes, qui constituerent, à notre sens, I’armature conceptuelle du texte. Quelles sont ensuite les voies par lesquelles, dans les Regulae, Descartes a putransmuer cette expérience mathématique premiere à la fois en une pratique, une méthode, une théorie de la connaissance, enfin en une épistémologie assez radicalement neuve. Enfin, et prenant Descartes au sérieux nous examinerons à I’occasion cette question: quel est le sort réservé, de nos jours, à cette épistémologie cartésienne, en particulier confrontée aux mathématiques contemporaines?
Dans cette présentation je vais essayer de vous montrer comment les principes deleuzoguattariens de la géophilosophie peuvent être mis en contact avec ce que j’appelle la « physiologie politique ». Ces deux domaines de recherche sont les mieux pensés par rapport aux « sciences de complexité », c’est-à-dire, par rapport aux modelages accomplis par les techniques mathématiques dans le domaine de la dynamique non-linéaire.
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Comment l'humanite peut-elle resoudre les problemes d'une cite close ou d'un monde clos? Un des problemes essentiels pose est celui de l'agrandissement, qui rend les societes difficilement gouvernables et dangereuses, et qui renvoie done ä la question de la guerre. En 1932, Bergson est un des premiers philosophes ä pressentir la possibility de l'extermination, du genocide. Quelle est la place de la democratic d'une part et d'une societe des nations d'autre part dans la resolution des problemes mondiaux? Pour Bergson, la democratic est la conception politique la plus eloignee de la nature, la seule qui transcende, dans ses intentions au moins, les conditions de la societe close. Est-ce que les organisations de cooperation efficaces sont mondiales? Les problemes mondiaux se resolvent, mais seulement si, explique Bergson, une portion süffisante de l'humanite est decidee ä les surmonter. L'humanite, qui n'a cesse de contredire la nature, est capable, pourtant, explique Bergson, de fournir l'efTort necessaire pour depasser ce qui reste clos en 1'homme, de l'ordre de l'immobilite de l'espece. Or cet effort vise la mobilite meme, une conscience synonyme d'invention et de liberte. Penser l'humanite et ses problemes n'a pas pour ambition de decouper des essences, mais d'intervenir dans un processus humain en mouvement. Les problemes mondiaux ne sont ni speciflquement anthropologiques ni speciflquement politiques, mais ä l'articulation des deux, dans une jointure entre theorie et pratique, la ou l'humanite est consciente et, partant, agissante. La conscience des problemes de l'humanite, reels et possibles, est chez Bergson plus metaphysique qu'anthropologique, dans le sens ou il ne s'agit pas d'envisager l'humanite dans l'ensemble de ses determinations, mais d'appliquer ä certains de ses evenements la double perspective du voir et du vouloir propre ä l'intuition metaphysique.
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Les tables, les chaises, les gens assis sur des chaises, à des tables sont des objets composés de matière. Selon la science, la matière se compose principalement d'atomes. Les atomes sont faits d'électrons, de neutrons et de protons. Les neutrons et les protons forment un noyau autour duquel orbitent les électrons. Outre ces particules, les physiciens en ont découvert un grand nombre d'autres, comme les photons, les quarks et les neutrinos.
Dans le plan de la première partie de la Somme Théologique de Thomas d’Aquin, les questions 12 et 13, dédiées aux noms divins, occupent une place privilégiée et confèrent une perspective inédite au discours théologique grâce à leur double fonction. D’une part, leur fonction est normale dans l’ordre du discours : après avoir établi les principaux attributs de Dieu, dont on a justement affirmé dans la 2e question qu’il est, les deux questions fixent les limites dans lesquelles il peut être connu. D’autre part, les deux questions jouent le rôle de clivage dans l’ordre du discours qui établit comment est Dieu. Ainsi les deux interrogations fondent la connaissance de l’intellect humain par rapport à l’objet véritablement transcendant à toute expérience et questionnent, par conséquent, les conditions de possibilité de la connaissance intellectuelle générique de Dieu sur l’objet. Ce dernier aspect se réfléchit y compris chez les tenants de cette connaissance de telle façon que la légitimation des noms divins ait le rôle d’une légitimation de la théologie comme science, dont l’existence était annoncée et débattue au début de la Somme.
Placez la photographie du cerveau d’Einstein au milieu d’une centaine d’autres clichés du même type : il ne fait aucun doute que n’importe quel étudiant en neurosciences le repérerait immédiatement. “ C’est aussi étrange que d’avoir deux pieds gauches , dirait-il. Comment cet individu pouvait-il danser avec deux cerveaux droits ? S’agissait-il d’un attardé mental ou d’un génie ? ” Les règles de l’origami prénatal nous sont encore largement inconnues, mais chaque étudiant apprend vite à distinguer les replis les plus profonds du cerveau, tels le sillon central (tout ce qui est situé en avant de ce sillon est appelé le “ lobe frontal ”) et la scissure de Sylvius (tout ce qui est situé en dessous de cette scissure est appelé le “ lobe temporal ”). Habituellement, les deux hémisphères n’ont pas la même apparence : dans un cerveau droit typique, la scissure de Sylvius prend un tournant abrupt, un peu en arrière du sillon central, tandis que, dans le cerveau gauche, sa courbure est beaucoup moins prononcée (voir l’article d’Olivier Robain). Il sauterait donc aux yeux de notre étudiant que ces pliures dans les cerveaux droit et gauche d’Einstein sont curieusement similaires. Autre bizarrerie, les coudes des scissures de Sylvius sont situés plus en avant qu’à l’ordinaire : chez Einstein, toutes les deux aboutissent dans le sillon central.
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Que signifie le fait d’avoir le statut de personne morale, c’est-à-dire d’avoir la capacité de responsabilité morale ? Dans un important essai sur la question, Dennett (1976) a proposé six conditions qui définissent ce concept. Premièrement, l’entité à laquelle nous attribuerions le statut de personne morale doit être douée de rationalité. Deuxièmement, elle doit être capable d’adopter la position intentionnelle — c’est-à-dire qu’elle doit être capable d’attribuer des intentions aux autres. Troisièmement, elle doit pouvoir être l’objet d’une certaine attitude (par exemple, le res- pect). Quatrièmement, elle doit être capable de réciprocité de manière à pouvoir répondre à cette attitude. Cinquièmement, elle doit être capable de communiquer avec les autres. Les troisième, quatrième et cinquième conditions, de façon explicite et significative, impliquent des dimensions sociales, bien que, pour <span class='Hi'>Dennett,</span> la nature précise de ces dimensions sociales demeure une question encore ouverte. Enfin, ces cinq premières conditions sont nécessaires pour la sixième : l’entité doit être capable de conscience de soi. La conscience de soi est comprise ici comme étant un processus mental d’un ordre supérieur, dont, ainsi que le suggèrent Dennett et d’autres (Frankfurt 1971 ; Wilkes 1988), les jeunes enfants sont incapables. Bien plus, dans une variété d’autres contextes, Dennett..
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Dans ses recherches empiriques, philosophiques et métaphysiques la conscience humaine ne sort pas de sa propre sphère. C'est toujours la conscience qui parle. Par sa connaissance l'homme ne peut dépasser la conscience directe. Par sa pensée il tend à dépasser médiatement la conscience. Cette constatation nous est dictée par le fait scientifiquement fondé que tant la conscience humaine que son contenu sont tirés, c.a.d. révélés, des profondeurs cachées où ils sont recélés. C'est ce qui rend évident que l'homme possède un merveilleux "sens sondeur", lui permettant de reconnaître les hauteurs et les profondeurs de notre conscience et aspirant à la transcendance. Le domaine de l'expérience se borne nécessairement aux phénomènes, et tandis que celui de la philosophie s'étend au fondement de ces phénomènes et à leurs rapports réciproques, la métaphysique, la science des principes, se propose de pénétrer l'origine et le sens profond de toute chose, du néant à l'ultime perfection. Après Kant qui a voulu en finir avec la métaphysique dogmatique unilatéralement déductive, la méthode inductive a pris définitivement le dessus. Cette méthode ne s'arroge pas le droit de juger d'une façon apodictique en ce qui touche aux problèmes de l'existence, qui ont donné naissance aux dispositions de la conscience humaine. Elle s'efforce, au contraire, de faire en cette matière une large part à l'inconnu en démontrant que les résultats sont heuristiques, hypothétiques et problématiques. Ainsi la théorie de la connaissance, la philosophie et la théologie s'accordent à dire que les données microcosmiques dans la sphère de la conscience humaine peuvent être les représentants des entités macrocosmiques. Si la conscience humaine poursuit ses recherches philosophiques et métaphysiques, c'est qu'elle doit sa genèse à une relation universelle dont elle est la représentation.
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Discussion of Andrew R. Bailey, Zombies and Epiphenomenalism
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