On assiste à un « surplace » de la recherche philosophique en Occident. L'importance de l'histoire, le caractère décisif de la culture, la dimension sociale de l' (...) class='Hi'>esprit, ne suscitent plus qu'un intérêt épisodique. On a oublié les apories de Kuhn. Américains et Occidentaux sont des solipsiste s qui font mine d'ignorer la formation historique de l'esprit, renouvelant l'oubli de Kant et Husserl qui n'avaient pas su prendre en compte le caractère contingent, changeant, collectif, fortement historicisé des compétences intellectuelles et cognitives. Séparée des pratiques consensuelles, la science perd son sens. Il faut revenir au problème de l'individuation et reposer la question de l'acquisition de qualités uniques et pourtant générales qui font l'individualité. There is a general stagnation in western philosophical research. The importance of History, of Culture, the social nature of the Spirit, is of secondary interest, nowadays the meanest interest. What about the hard and sharp questions raised by Kuhn ? Americans or western nations are but solipsits, who get rid of the historical making of the spirit. To a certain extent, they keep on with Kant's or Husserl's tradition. None of them was in fact able to take care of historicism in the contingent and moving constitution of our intellectual capacities. In these conditions, no sense at all can be found in science. So, we must come back to the question of individuation and to these unique qualities of individuality, that is, at the same time, singularity and universality. (shrink)
Des lecteurs dune récente livraison de Monist, The Relevance of Charles Peirce, pourraient chercher l'actualité de Peirce chez des philosophes contemporains influencés par lui. J'essaie de (...) class='Hi'> montrer que Peirce est actuel parce que son apport principal, le pragmatisme, se rattache profondément à des sujets qui nous sont familiers. Formé dans la tradition cartésienne et kantienne de l'epistemologie, l'oeuvre de Peirce intéresse les héritiers de cette tradition.Cependant, son pragmatisme fait apparaître les hésitations de cette tradition qui offre à ses héritiers une incertitude epistemologic ue générale dont l'effet est de les engager vers un fondationalisme égocentrique qui isole plusieurs philosophes de l'actualité. Readers of the recent Monist publication, The Relevance of Charles Peirce (La Salle, Illinois, 1983) may seek to locate Peirce's « relevance » in the number of contemporary philosophers influenced by any aspect of his work.I argue, instead, that Peirce is relevant because his central work, pragmatism, relates deeply to matters immediately at hand. Since he is trained in Cartesian-Kantian tradition of epistemology, Peirce's work interests disciples of that tradition. In the end, however, his pragmatism discloses the errent tendency of that tradition : to offer its disciples over-generalized epistemological uncertainty and, therefore, the compensatory need to engage in egocentric foundationalisms. These foundationalisms isolate many contemporary philosophers from « mutters immediately at hand ». (shrink)
Wittgenstein hérite de Frege l'idée d'une égalité de statut entre affirmation et négation, mais au lieu d'en tirer la thèse d'une absence de force (...) class='Hi'>de la négation, il en restaure au contraire la force alors même qu'il ne lui correspond aucune objectivité. D'où vient cette force ? Cette force serait d'expression. Dans cet article, je montre que Wittgenstein n'est finalement pas intéressé par la question sémantique de la négation, mas plutôt par cette attitude propre au philosophe consistant à ne pas faire cas de son symbolisme opératoire, ce qui l'entraîne indûment à s'interroger sur son essence cachée.S'agissant du cas de la négation, Wittgenstein montre comment s'attaquer à la source de notre errement plutôt qu ' à la source de la signification justifiant son usage. Il « traite » ainsi ce qu'il appelle dans une de ses Dictées le « problème de Socrate » . L'impasse sur le symbolisme de la négation est un symptôme d'aveuglement au symbolisme. Reste donc à saisir l'articulation du signe avec le symptôme, soit entre deux espèces de traits que Wittgenstein tient pour hétérogènes. Pourtant, dans son combat contre les préjugés grammaticaux, Wittgenstein entend bien redonnera l'expression du signe une importance qui permet de comprendre en même temps son action sur le symptôme (sa disparition).Dans la « résolution » , une certaine concomitance freudienne entre les deux est donc présupposée. Nous examinons ce point de rencontre avec Freud tout en distinguant leurs conceptions respectives du grammatical. Wittgenstein inherits Frege's conception of equality of status of negative and positive assertions. Yet, far from concluding with Frege that the negation is weak, he restores its strength while at the same time he thinks it is devoid of objectivity since negative facts do not exist. Where does this strength come from ? The answer is : from its sole expressivity. My contention is therefore to show that Wittgenstein is less interested in the semantics of negation than in the philosopher's attitude which consists in neglecting the symbolic operation of negating, hence his questioning the essence of negation.Against this « symptom » Wittgenstein calls « Socrates ' problem » , the right thing to do is to cure it by tracing back the wot of our being misled by grammatical prejudices rather than to look for the source of meaning. What is to be treated is our blindness to symbolism. However we are left with a question concerning the connection between the sign of negation and the « symptom » resulting from omitting the latter. The difficulty arises from the fact that for Wittgenstein they belong to two different realms, while at the same time he seems to assume that the sole strength of expressing negation as a symbol could effect the desappearing of the symptom e.g. the « solution » of the « problem » . It is impossible to appraise this meeting-point between Wittgenstein and Freud without taking into account their respective conceptions of « the grammatical ». (shrink)
Les deux livres de Sartre sur l’image posent un problème d’interprétation rarement traité. Le premier, L’Imagination, s’achève sur un vibrant hommage à la théorie (...) class='Hi'>husserlienne de l’image. Le second, L’Imaginaire, qui faisait initialement partie d’un même volume, propose une théorie inédite de l’imagination qui ne cite pas une seule fois Husserl, et qui s’en démarque fortement. Sartre a-t-il changé de point de vue d’un livre à l'autre ? Ou faut-il comprendre que son hommage à Husserl était d’emblée un hommage critique, porteur de lourds désaccords explicités par L’Imaginaire ? Cet article répond à ces questions en cernant les lignes de fracture décisives entre les deux auteurs. (shrink)
Le but de cet article est de comprendre les fonctions que dans le Sophiste l’Étranger attribue à la forme de l’Être et à celle de l (...) class='Hi'>’Autre. À la différence d’une interprétation de type linguistique, qui vise à déceler dans le texte une distinction entre les emplois du verbe «être», nous mettons en évidence le rôle ontologique assigné aux très grands genres dans l’entrelacement des formes. Exploitant l’analogiedes voyelles, nous montrons que l’Être est un connecteur, qui rend actuelles les participations entre formes, tandis que l’Autre est un séparateur, qui rend actuelles leurs différences. Cette analyse permet d’eclairer les procédés dialectiques décrits dans le dialogue en termes très abstraits et de résoudre le problème controversé de l’auto-prédication sans avoir besoin de recourir à l’auto-participation.This article aims at understanding the functions of the forms of Being and the Other in Plato’s Sophist. In contrast with a linguistic interpretation purporting to draw a distinction between uses of the verb “to be,” I shed light on the ontological role ascribed to “the great genus” in the interweaving of forms. Focusing on the vowel analogy, I argue that the roles of Being and the Other respectively are that of a connector and aseparator actualizing the participations and the differences between the forms. The outcome of this analysis is to offer an explanation of the dialectical methods described in that dialogue in a rather obscure, abstract way; the much-debated question of self-predication can be settled without recourse to self-participation. (shrink)
S. A. Mrozowski, « Temps, rythme et espace. L'influence d'Henri Lefebvre dans le champ de l'archéologie historique », in P. Cingolani (dir.), Henri Lefebvre, une pensée (...) class='Hi'>devenue monde ?, 2013, Paris, L'Harmattan, 2013, p. 119-132. - Brèves. (shrink)
L'autorite, « une cause perdue », ou « presque perdue » ? Si Ton en croit Hannah Arendt, qui s'exprime en ces termes, la notion d'autorite aurait ete (...) class='Hi'>ä la fois passablement obscurcie et fortement compromise par la « Modernite » ; elle aurait meme disparu de notre monde, tant sur le plan politique que prepolitique (qui renvoie ä la sphere de l'education familiale, scolaire). Nous voudrions montrer que cet effacement peut s'entendre avant tout comme une sorte d'eclipse, dans la mesure ou la dimension fondatrice, institutrice de l'autorite est ä reconnaitre, dans le plan politique comme educatif, et que c'est ce qui permet d'etablir selon nous la permanence de sa necessite. Mais la condition pour en prendre la mesure est de proceder ä l'examen critique des confusions qui, «durcissant» et figeant la notion, empechent de penser l'autorite autrement que sous un jour repressif. De ce point de vue l'analyse arendtienne est selon nous ä poursuivre face ä une nouvelle forme de « crise », qui correspond ä un retour de l'autorite invoquee comme force, en des termes qui tendent plus ä la defigurer qu'ä la reinstaller dans sa legitimite. (shrink)
En regardant en arriere ä l'itineraire philosophique de Ricceur, nous sommes tentes d'y saisir une logique de developpement qui semble decrire un mouvement en Spirale. C (...) class='Hi'>'est pourquoi dans des ouvrages les plus tardifs nous trouvons un retour de cette recherche sur la volonte - inscrite en fait dans le cadre d'une anthropologic philosophique - qui avait inspire son projet de jeunesse. Appelons-le 'mouvement en Spirale' et non : retour circulaire aux origines, car entre le debut et la fin i l n'y a pas de coincidence mais enrichissement apres un long detour ä travers l'univers du langage et de la textualite. II ne s'agit pas pour autant d'imaginer une suite du genre : Philosophie de la volonte, hermeneutique, ä nouveau Philosophie de la volonte ou de Taction. Le terrain de l'hermeneutique, une fois conquis, n'est en realite jamais abandonne, dans la mesure oü i l est impossible de se passer de la mediation du langage. Le phenomene se donnant grace au pouvoir revelatif du langage nous permet de saisir les multiples aspects de l'homme agissant et souffrant. La Philosophie de Ricceur, est, plus qu'une "Philosophie du langage", une "philosophie ä travers le langage", c'est-ä-dire qu'elle traverse le phenomene du langage dans toute sa richesse sans jamais oublier qu'ä travers le langage nous parlons de quelque chose et que le langage ne doit pas devenir - si non pour une abstraction deliberee et consciente - un Systeme clos en lui-meme sans reference au monde et aux interlocuteurs du discours : cette consideration reste valable meme par rapport au dernier ouvrage oü la dialectique entre memoire et histoire est toujours liee ä la dialectique entre discours oral et discours ecrit et done au double travail de l'ecriture et de la lecture. Notre hypothese de travail est qu'on pourrait retrouver dans cette traversee du langage une sequence ä la fois historique (selon l'ordre de la decouverte) et theorique (selon un certain ordre hermeneutique) de trois paradigmes : Symbole, texte, traduction, qui nous donnent une sorte de boussole pour nous orienter au cours du long voyage. (shrink)
Cet ouvrage collectif est le fruit d39;un colloque sur les philosophies du plaisir qui a réuni philologues et philosophes, spécialistes de l39;Antiquité et de (...) class='Hi'>la Renaissance, en juin 2004, à l39;Université de Lille 3. (shrink)
Quand Colbert fonda l’Académie des sciences dans le but de dynamiser l’industrie, aucun chimiste de l’Académie n’était encore susceptible de rationaliser l’art très empirique (...) class='Hi'> de la teinture. Au XVIIe siècle, la teinture n’était pas un sujet traité lors des séances de l’Académie, en revanche l’intérêt des académiciens pour cet art chimique a pris de l’ampleur dans les années 1750 sous l’impulsion de Pierre-Joseph Macquer et du Bureau du Commerce. Dans cet article, la présentation de l’art de la teinture à l’Académie des sciences au XVIIIe siècle est centrée principalement sur les premiers travaux académiques sur la teinture, sur les mémoires de Macquer, ainsi que sur les prix et les publications sur la teinture proposés par l’Académie.Au cours du XVIIIe siècle, la teinture abandonnera le monde des artisans teinturiers pour intéresser le monde savant et les académiciens. La teinture acquerra ses lettres de noblesse, sortant des ateliers pour entrer à l’Académie avant de s’enseigner comme la chimie. (shrink)
Dans notre article, nous nous proposons d’étudier la désignation de la pensée du commencement-initial par Heidegger comme “le style de I’etre-homme à venir’ dans (...) class='Hi'>ses Contributions à la Philosophie (1936-1938). Nous traitons le rapport du “style” à l’historialité de la pensée et en particulier à la tonalité affective fondamentale de la retenue. Par la suite, nous soulevons la question du style dans l’art en retraçant l’origine du “style de la pensée initiale” dans la critique heideggérienne de l’esthétique et de safondation métaphysique. Plutôt que témoigner de l’esthetisation de sa pensée, ce thème met en lumiere son projet de “destruction” de I’esthétique telle qu’elle a lieu dans le premier cours sur Nietzsche. Nous soutenons que l’analyse du grand style nietzschéen tel qu’il a lieu dans ce cours sert de filconducteurpour sa qualification de I’autre commencement de la philosophie de “style de pensée”. Par ailleurs, la réflexion des deux penseurs sur le motif du style témoigne de leur intérêt commun à la catégorie esthétique du sublime. Les Contributions à la Philosophie poursuivent ce motif à ses conséquences ontologiques ultimes.This paper focuses on Heidegger’s designation of inceptive thought (anfängliches Denken) as the “style of the being-human that is to come” in his Contributions to Philosophy (1936-38). Its relation to historicity and the ground attunement of retention (Verhaltenheit) will be discussed. The question of style in art will then be raised by tracing back the “style” of inceptive thinking to Heidegger’s critique of Western aesthetics and its metaphysical foundation. Rather than witnessing the “aesthetisation” of the thought performing the “leap” beyond metaphysics, this motive brings forth his project of “destruction” of aesthetics as it takes place in the first lecture course on Nietzsche. This article claims that the analysis of Nietzsche’s grand style (grosse Stil) in this very course serves as the leading thread in his repeatedallusions to the “other inception” in philosophy in terms of a “style of thought”. Moreover, the reflexion on the style in both thinkers reveals an interest in the aesthetic category of the sublime. Heidegger’s Contributions to Philosophy leads this motive to its ultimate ontological consequences. (shrink)
Nous distinguons deux types d'anaphores en montrant que la comprehension des relations à longue distance met en jeu plusieurs propriétés de la grammaire comme l'association, ou (...) class='Hi'> non, avec un rôle thématique, ou à une position argumentale, et montrons comment les mécanismes mis en jeu sont universels - et ont des conséquences sur l'architecture de la grammaire (sur la définition de la notion de c-commande par exemple). L'article montre en particulier qu'il ne peut y avoir de réciproque ou de clitique lié a longue distance. (shrink)
S'il reprend des thèmes chers à la patristique, Érigène adapte ces notions théologiques afin de penser non plus tant l'être divin, que l'être créé, en (...) sa condition même de créature. Ainsi Érigène reconnaît-il aux êtres créés, qu'il nomme «existants» (existentia), une subsistence qui, si elle se fonde dans l'essence divine, s'en distingue toutefois.Quoi qu'il en soit du contexte néoplatonicien dans lequel intervient le terme subsistence (utilisé notamment pour traduire l'huparxis du Ps-Denys ou de Maxime le Confesseur), l'on ne saurait le réduire à la nomination de la venue à l'être (c'est l'existence qui évoque cette idée). Réinvestissant la notion de subsistence qui s'est construite chez ses prédécesseurs latins, notre auteur s'en sert pour faire signe vers l'idée d'une permanence de ce qui est au-delà de la procession qui luia permis d'accéder à l'être. (shrink)
Dans les Recherches Logiques, Husserl a recours à un concept d'analyticité qui s'écarte des définitions kantiennes. En fait, pour le comprendre, il faut se plonger dans (...) class='Hi'> la tradition d'analyse logique autrichienne qui remonte à Bolzano. L'analyticité est ici une propriété formelle, qui s'illustre par la possibilité de la mise en variables de propositions, leur vérité étant maintenue. Husserl ne laisse toutefois pas la question dans l'état dans lequel Bolzano l'avait laissée : surgit la question propre aux Recherches Logiques, qui est celle du sens et du statut du logique comme tel. In his Logical Investigations, Husserl uses a concept of « analyticity » that seems quite different from the Kantian one. Analyticity is defined as formal and by the possibility of regular variations, so as in mathematical equations which determine relations between variables. In that matter, Husserl is influenced by Bolzano and is much deeply connected with the Austrian tradition of logical studies than with the transcendental tradition of the German Idealism. But he deals also with the problem that Bolzano left unsolved : if analyticity in the « strict » sense means the logical rule, what does « logical » mean? (shrink)
Este texto procura encontrar um princípio hermenêutico que dê acesso a uma leitura de unidade da obra de Ricoeur. Nesse contexto, experimenta a tese de que a (...) filosofia ricoeuriana se deixa interpretar como um caso no interior do pensamento crítico de herança kantiana, como uma filosofia dos limites da razão, não no sentido originário, de investigação sobre as condições de possibilidade do conhecimento objectivo, mas por poder ser lida como uma pesquisa sistematica para encontrar as condições em que é possível ao pensar, à discursividade, dizer, num saber constituído, a existência. Assim, tratar-se-á do significado "crítico" de Le volontaire et l'involontaire que, sendo a primeira obra do projecto da Filosofia da Vontade. lhe determina as condição de possibilidade, ao propor os princípios teóricos fundantes da constituição de um discurso unitário sobre o humano enquanto expressão de uma existência histórica e livre. /// Ce texte veut trouver un principe herméneutique qui donne accès à une lecture unitaire de l'oeuvre de Ricoeur. C'est dans ce contexte que l'on avance la thèse selon laquelle la philosophie ricoeurienne doit être interprétée comme un cas à l'intérieur de la pensée critique d'héritage kantien, comme une philosophie des limites de la raison, non pas dans le sens d'investigation des conditions de possibilité de la connaissance objective, mais parce que cette philosophie peut être lue comme une recherche systématique en vue de trouver les conditions dans lesquelles le penser, le discours, peut, en un savoir constitué, dire l'existence. On s'occupera donc du sens "critique" de Le volontaire et l'involontaire qui, comme première oeuvre du projet de la Philosophie de la l'olonté, assigne à celle-ci ses conditions de possibilité en proposant les principes théoriques qui fondent la constitution d'un discours unitaire à propos de l'humain en tant qu'expression d'une existence historique et libre. /// This text seeks to find a hermeneutical principle which permits a reading of Ricoeur's work as a whole. In this context, it is proposed that Ricoeur's philosophy may be interpreted with the Kantian tradition of the critical thought as a philosophy of limits for reason; this is not to be taken in the original sense of the conditions of possibility for objective knowledge but rather as sistematic investigation to discover the conditions which make possible thought and discourse concerning existence. It is thus that the "criticism" of Le volontaire et l'involontaire, the first work of his Philosophy of the Will. can be seen as determining these conditions of possibility by proposing fundamental theoretical principles of the constitution of unitary discourse is relation to the human experience, understood as historical and free existence. (shrink)
Le modele d'ancrage propose ici est simple a recapituler. Les projections sensorielles analogiques sont les intrants des reseaux neuronaux qui doivent apprendre a connecter certaines des (...) class='Hi'>projections avec certains symboles (le nom de leur categorie) et certaines autres projections avec d'autres symboles (les noms d'autres categories pouvant se confondre les unes aux autres), en trouvant et en utilisant les invariants qui les representent de facon a favoriser l'accomplissement d'une categorisation juste. Les symboles ancres sont alors enfiles dans des combinaisons d'ordre superieur (descriptions symboliques ancrees) par un deuxieme processus combinatoire qui presente une difference critique a l'egard de la manipulation symbolique classique. Dans la manipulation symbolique standard (non ancree), la syntaxe est la seule contrainte a laquelle les combinaisons de symboles sont soumises et elle s'applique a la configuration (arbitraire) des symboles. Dans un systeme symbolique ancre, on doit tenir compte d'une deuxieme contrainte, celle de la forme non arbitraire des invariants sensoriels qui connectent le symbole a la projection sensorielle analogique de l'objet auquel il se rapporte. Je ne peux m'etendre sur la nature de ces systemes symboliques ancres a double contrainte , si ce n'est que pour indiquer que la perception categorielle humaine peut apporter quelques indices quant a la nature de cette interaction entre les contraintes analogiques et syntaxiques. (shrink)
Le laboratoire alchimique, qui passe volontiers pour le lieu privilégié de l’élaboration de la chimie ancienne, symbolisait à la fois le caractère privé, si ce n’est (...) class='Hi'> secret, de cette science et la nécessaire articulation de ses théories avec une pratique qui lui donnait son sens : il ne s’agissait pas seulement de trouver la pierre philosophale, mais aussi de fabriquer des médicaments et des substances chimiques répondant aux demandes sociales. Lieu privé, réservé à des disciples choisis, il .. (shrink)
RÉSUMÉ: Cet article reconstruit en trois étapes l'evolution de Kant sur les notions fondamentales de possibilité et d'existence depuis la Nova dilucidatio (1755) jusqu' à la (...) class='Hi'> Kritik der reinen Vernunft (1781-1787), en passant par le Beweisgrund ( 1763), afin, d'une part, de mettre en évidence ce que Kant doit directement à Leibniz et, d'autre part, de montrer comment et pourquoi seul le tournant critique a su arracher l'un à l'autre sur le chemin de la possibilité à I'existence, à travers une double rupture, à la fois épistémologique (le rôle de l'experience) et ontologique ( l'eclipse de Dieu).ABSTRACT: This article offers a contribution to the study of Leibniz's thought on possibility and existence based on a reconstruction of the evolution of Kant's thought on these notions in Nova dilucidatio (1755), Beweisgrund (1763) and Kritik der reinen Vernunft (1781-1787). Its aim is to shed light on Kant's debt to Leibniz and to show that only the critical turn could make thein diverge on this question through a twofold opposition on epistemology (the role of experience) and ontology (the eclipse of God). (shrink)
Philippe Charru | Résumé : Christoph Theobald travaille depuis de longues années en tant que théologien sur l’oeuvre de Jean-Sébastien Bach, en collaboration avec un musicien. On (...) tente de faire entendre ici comment sa « manière de faire de la théologie », soucieuse de respecter l’autonomie des arts, le rend attentif à la réalité sensible des oeuvres musicales et à une conception génétique de leur forme où se profile « l’opération même du style », selon le mot de Merleau-Ponty. On montre comment l’émergence de cette notion du style dans le champ esthétique, l’a conduit à « penser le mystère chrétien comme “style en relation avec d’autres styles” impliquant un rapport absolument spécifique au beau ». |: Christoph Theobald has spent many years studying the oeuvre of Johann Sebastian Bach from the perspective of a theologian, in collaboration with a musician. This article attempts to demonstrate how his “way of doing theology,” remaining ever respectful of the autonomy of the arts, makes him attentive to the sensible reality of musical works and to a genetic conception of their form from which it is possible to discern their “operation of style” as this idea is outlined by Merleau-Ponty. The author shows how the emergence of the notion of style in the field of aesthetics led him to “conceive the Christian mystery as ‘a style in relation with other styles’ that engenders a relation to beauty altogether specific and unique.”. (shrink)
Cette parution est un événement. Lumière de l’Éternel est le dernier des ouvrages majeurs du rationalisme juif médiéval, ponctuant une série de tentatives de mesurer le (...) class='Hi'>judaïsme aux exigences de la rationalité philosophique. Son auteur, Ḥasdaï Crescas (vers 1340-1410), est un pur produit du judaïsme espagnol, philosophe et élève de grands maîtres de la tradition talmudique (notamment Nissim de Gérone, dit « le Ran »). Il fut un dirigeant de la communauté barcelonaise. L’ouvrage aurait été ac.. (shrink)
Il arrive qu’une complexité extrême mette le modèle de la sélection naturelle au défi d’expliquer quoi que ce soit. Depuis Darwin, l’aptitude humaine au langage (...) est incessamment citée en exemple-type de ce cas de figure. Et ceux qui ont souligné les problèmes posés par cette faculté si spécifiquement humaine n’étaient pas tous des critiques du darwinisme. On sait l’argument avancé par Alfred Russel Wallace, co-instigateur de la théorie de la sélection naturelle, et réputé plus darwiniste que .. (shrink)
L'invention de nouvelles figures de l'art est un fait polémique. Absconses selon les schèmes de la définition de l'art suscitée par les précédentes, elles forcent (...) l'esthéticien à forger de nouveaux concepts, plus idoines, à inventer un nouveau style, plus juste, à prendre de nouveaux masques, à muter dans un nouveau corps, plus sensible à ces nouveaux charmes. L'histoire de la création artistique est la raison de l'histoire de l'esthétique.C'est cette vie critique de l'esthétique, que cet article s'attache à mettre en évidence en prenant l'exemple paradigmatique du pop art. (shrink)
Le conflit social autour de la réforme du régime d'assurance chômage des intermittents du spectacle a été marqué par son intensité et par sa durée. La (...) class='Hi'>thèse défendue ici est que la maîtrise du temps constitue l’un des enjeux majeurs de ce conflit. L'affrontement sur le terrain économique de la régulation de l'emploi et de l'industrie culturelle s'est doublé de l'affrontement sur le temps. La question du temps ne se limite pas à la régulation du temps de travail, elle concerne la maîtrise du temps et les « formes de vie » auxquelles les individus aspirent. Les deux plans de l'emploi et du temps ne sont pas exclusifs l’un de l’autre, ils coexistent, mais le conflit autour de la maîtrise du temps est relativement imperceptible. L'objectif de cet article est de lui donner de la visibilité et d'en questionner le sens. (shrink)
Les travaux ici rassemblés constituent les actes d’une journée d’études tenue en mai 2010 au Centre d’études supérieures de la Renaissance de Tours. Conformément aux (...) coutumes épistémologiques du Centre, des spécialistes venus d’horizons disciplinaires très variés – histoire, philosophie, géographie, études italiennes – s’y sont retrouvés autour d’une interrogation commune sur les formes de la domination territoriale que met en jeu l’idée .. (shrink)
The author maintains that the liberal argument advanced by Dworkin et al. implies a more general moral right, one that is not restricted to people in their (...) terminal phase. The author then discusses Velleman's claim that this argument is subject to the following incoherence: invoking the idea that death is a benefit for a person implies that the person in question is endowed with a value that death would destroy. The author shows that the apparent plausibility of this counterargument is due to a confusion between different evaluative concepts. (shrink)
The classic Arabic bibliographies ascribe to al-Farabi a treatise entitled Fi mahiyyat al-nafs (“On the Essence of the Soul”), of which no Arabic manuscript is known (...) class='Hi'> to exist. There is however a Hebrew text, translated from the Arabic by Zera[hudot]iah ben She'altiel [Hudot]en of Rome in 1284, which is ascribed to al-Farabi in all the manuscripts and which carries the title Ma'amar be-mahut ha-nefesh (“Treatise on the Essence of the Soul”). Since Steinschneider, this text is taken to be the translation of al-Farabi's treatise lost in the original. In this paper I argue that the Ma'amar be-mahut ha-nefesh is not by al-Farabi: it is in vain that one looks in it for ideas characteristic to the Second Master, while the ideas expressed therein are incompatible with those of al-Farabi. I offer a study of Ma'amar be-mahut ha-nefesh, followed by an annotated translation into French. This is a “popular” Neoplatonic text, whose ideas are mostly very ordinary, but in part uncommon. It notably explains the emergence of forms in matter by positing the existence of a pneuma that by circulating around the body “brings forth” the vegetative and animal souls. The author also draws on an unusual notion called hemshel in Hebrew (a term probably translating the Arabic mithal, rendered as exemplum in Latin): the exemplum is said to become visible as a result of the pneuma's circular motion. The paper is followed by a short Note by Rémi Brague looking into the sources of the treatise. Brague concludes that the text cannot be assigned to any specific tradition. (shrink)
The history of the relationship between Christian theology and the natural sciences has been conditioned by the initial decision of the masters of the "first scientific (...) class='Hi'>revolution" to disregard any necessary explanatory premiss to account for the constituting organization and the framing of naturally occurring entities. Not paying any attention to hierarchical control, they ended-up disseminating a vision and understanding in which it was no longer possible for a theology of nature to send questions in the direction of the experimental sciences, as was done in the past between theology and many philosophically-based thought-systems. Presenting the history of some hinge-periods in the development of the Western-world sciences, this book first sets out to consider the conceptual revolution which has, in the 20th Century, related consciousness, physical laws and levels of organization, in order to show that a new chance existed then for theology. This discourse was invited to revise its language to open it up to the quest for meaning which we find on the periphery of the project of the experimental sciences. The Century-old reflection on the foundations of probability had prepared the ground for the introduction of the concept of information, at first linked to an effort aimed at maximizing the efficiency of electromagnetic communications. Taking the full measure of the questions that information theory poses to the biological sciences, this work attempts to identify the areas of convergence setting the stage for general systems theory, while it also tries to identify the insufficiencies of this recent vision and to highlight the questions left unanswered. Re-reading some of the traditional proofs of God's existence from the order of the world, relying on some pioneering insights of Ludwig von Bertalanffy and Norbert Wiener, the author brings those proofs and insights in contact with the fascinating initial project of cybernetics and the elements of a "mythical" nature which, from its inception, it could never entirely eliminate. This book ends with the confrontation between the conceptually most extended regulation factors in the history of Western thought. It articulates the poetic utopia concerned with an immediate grasp of the world in its "deictic" character with the concurrent one aimed at the domination over matter and energy expressed by technology's driving rational utopia. (shrink)
Several philosophical problems are based on an analogy between a real situation and a probabilistic model. Such problems are based on urn analogies. The present dissertation aims (...) to describe and implement a methodology oriented towards the resolution of philosophical problems based on an urn analogy. This methodology is based on the use of the n-universes. To this end, I describe first the n-universes in a detailed way. I also discuss the difficulties of the theory of n-universes related to the demultiplication of the criteria and to the relation one/many between the objects and a given criterion. On the one hand, I present an application of the framework of n-universes to the Doomsday argument and to the problems recently appeared in the literature in keeping with the Doomsday argument. My concern is also with showing how the application of the framework of n-universes to several problems and thought experiments related to the Doomsday argument helps clarifying the problem data and making disappear the associated ambiguity. I present then an analysis of the following problems related to the Doomsday argument: the two urn case, God's Coin Toss, the Sleeping Beauty Problem, the Presumptuous Philosopher, Lazy Adam, and the Shooting-Room Paradox. I present lastly a solution to the Doomsday argument, based on a third route, by contrast to two types of solutions classically described. On the other hand, I present an application of the framework of n-universes to Goodman's paradox. I replace first Goodman's statement in the framework of n-universes. I propose then a solution to the paradox, based on a distinction between two different modelizations of Goodman's statement in two structurally different n-universes. (shrink)
As its title indicates, this book is a study of the trip Nietzsche made to Sorrento in 1876, after the Bayreuth festival and before the publication of (...) Human, All Too Human. Paolo D’Iorio’s main thesis is that at Sorrento Nietzsche became a true philosopher, abandoning his metaphysics of art together with his commitment to the Wagnerian cause in order to develop his philosophy of the free spirit. D’Iorio collects all of the available documents about the Sorrento trip, from Nietzsche’s allusions to his Italian experiences in his notebooks and subsequent works to letters to and from his traveling companions and memoirs of friends and acquaintances. The chief interest of the book lies in this philological work, which .. (shrink)
The paper raises the question of the relationship between the description of the soul as logos and the description of its cognitive activities as logismos in Plotinus’ (...) Enneads V, 1 [10] et IV, 3 [27]. It first offers an interpretation of the definition of the soul as a logos of the intellect in V, 1 [10]. Then it scrutinises the use of the terms logismos and logizesthai in the same treatise and compares it to a similar use of these terms in IV, 3 [27]. In both treatises, these terms refer to two distinct cognitive activities of the soul, one of which is the activity of a soul remaining in the intelligible realm and contemplating the cognitive contents of the divine intellect, while the other one denotes the defective cognitive activity of an embodied soul. In its concluding section the paper deals with Plotinus’ explanation, in IV, 3 [27], 30, of how the accomplished cognitive activity atthe level of the soul as logos of the intellect becomes a defective logismos at the level of an embodied soul. The author stresses the role of the embodied soul’s faculty of representation. (shrink)
The aim of this article is to examine the scope of the commentary made by Jacques Lacan in his Séminaire on the concept of phenomenological intentionality. By (...) re-writing the object of the drive in a topological space / curve, Lacan intended to give full value to a certain number of defining traits of Freudian drive against its interpretation into any kind of non-critical intentionalism. This specifically required that the French psychoanalyst emphasize the vicariousness of the drive in relation to any defined object / goal which induces the irreducible “perverse polymorphic” nature of any drive. Our article also seeks to demonstrate that Lacan did not agree with the repudiation of the concept of “intention” which he had inherited from phenomenology and which he had reworked under Freud’s patronage, but had subverted its scope in the passage from intentionality to pulsionality by which he expected to achieve disidentification of the desired objective / goal from the pulsional satisfaction goal. Through this complication, we seek to re-open the issue of limits that the concept of intentionality encounters when it meets post-Freudian metapsychology. (shrink)
In this article, I discuss Plotinus. critique of the peripatetic idea of the divine intellect as first principle. As I am trying to show, Plotinus accepts the (...) unity of the intellect as self-thinking, and, even more than Aristotle, he emphasizes this unity. Yet, he insists on the necessity of a principle that is even higher and simpler than the intellect. Eventually, intellect proves to be the unity of a plurality, though it is the most unitary being. I discuss the dual nature of the intellect: both as thinking and as being, intellect is both unitary and plural. Starting from this, I analyze Plotinus' arguments of the absolute one as first principle, above intellect. (shrink)